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jeudi 3 février 2011

En Egypte, «la chasse aux journalistes est ouverte»



VIOLENCES - Ils sont arrêtés par la police ou molestés par les pro-Moubarak…

A mesure que le climat s’est tendu mercredi au Caire, avec les affrontements entre pro et anti Moubarak, les journalistes étrangers, témoins du soulèvement, sont pris pour cible. Arrêtés par les autorités ou molestés par la foule.

Trois journalistes de la chaîne France 24 ont été arrêtés mercredi, avec tout leur matériel et sont actuellement détenus par les «renseignements militaires». Deux d’entre eux ont été interpellés pendant la manifestation place Tahrir et le troisième, légèrement blessé, a été arrêté à un barrage. La chaîne ne connaît pas la raison de ces arrestations. Par ailleurs, une équipe de France 2 a été molestée à un barrage alors qu’elle revenait de Suez. Sur son compte Twitter, le journaliste de la chaîne Charles Enderlin explique qu’ils ont été légèrement blessés, et qu’ils avaient été conduits à l’hôpital militaire du Caire. Il rapporte également qu’un journaliste de RMC a été légèrement blessé au couteau.


Un journaliste belge, correspondant pour Le Soir et La Voix du Nord, Serge Dumont, a été arrêté mercredi par des «personnes non-identifiées», molesté, et est porté disparu. Il a été accusé «d’espionnage» et conduit auprès des «services secrets», a-t-il expliqué au téléphone immédiatement après son arrestation. Depuis, sa rédaction est sans nouvelle du reporter et la Belgique exige sa «libération immédiate».

«Dès qu’ils voient une caméra, ils se jettent dessus»

Un journaliste de l'AFP a dû solliciter la protection de deux soldats pour pouvoir quitter la place Tahrir, en raison de l'agressivité de militants pro-Moubarak. La chaîne Al-Arbiya a aussi rapporté qu’un de ses reporters a été kidnappé par des partisans du président égyptien. Peu après, le Guardian a assuré que le journaliste avait été retrouvé qu’il avait été battu. Deux journalistes suédois du quotidien Aftonbladet ont été arrêtés mercredi par des partisans d’Hosni Moubarak au Caire, qui les ont accusés d’être des agents du Mossad et les ont amenés auprès de soldats égyptiens.

Un autre journaliste, québécois cette fois, de Radio Canada a été agressé place Tahrir et exfiltré par des militaires égyptiens. Un journaliste de CNN a également été attaqué, place Tahrir, avec violences, comme en témoigne les images. «Jerome Boehm de la BBC et Lara Setrakian de Bloomberg ont été agressés par des partisans du président Moubarak», ajoute Reporter sans frontière, dans un communiqué publié mercredi soir.

De manière générale, tous les envoyés spéciaux ont témoigné mercredi de l’extrême tension dans les rues du Caire et du fait qu’ils étaient devenus la cible des pro-Moubarak.

Reporter sans frontière s’est dit «choquée et condamne sans appel les violences commises par les partisans du président Moubarak, auxquels se seraient mêlés des policiers en civil, contre plusieurs journalistes». Et l’association de diffuser le témoignage d’un journaliste : «Dès qu’ils voient une caméra, ils se jettent dessus».«La chasse aux journalistes est ouverte», témoinge dans un mail à l'AFP le photograhe de l'agence sur place, relate un journaliste sur son compte Twitter.
— Maud Pierron

mercredi 2 février 2011

Les pro et les anti-Moubarak s'affrontent au Caire


SYNTHESE - Trois hommes sont morts et 639 personnes ont été blessées dans les heurts...

De violents affrontements ont opposé ce mercredi partisans et adversaires du président égyptien Hosni Moubarak sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, malgré l'appel de l'armée à la fin des manifestations. L'annonce mardi soir par le «raïs» qu'il ne briguerait pas un sixième mandat présidentiel en septembre mais voulait garder les rênes du pouvoir jusque-là pour assurer la transition n'a pas suffi à désarmer les manifestants, qui se sont rassemblés dès le matin dans le centre de la capitale.

>> Revivez les événéments de la journée de mercredi par ici

Les appels se sont multipliés à travers le monde, venant notamment des Etats-Unis, d'Europe et de Turquie, pour inciter le président égyptien à lancer sans attendre le processus de transition politique afin d'éviter de nouvelles violences et de garantir la stabilité du pays. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a rejeté ces appels qui ne peuvent, selon lui, qu'«envenimer la situation».

Omar Souleimane, nommé vice-président samedi, a invité mercredi soir les manifestants des deux bords à respecter le couvre-feu et à rentrer chez eux.

Il a en outre prévenu que le dialogue politique, réclamé par l'opposition et dont il avait lui-même annoncé l'ouverture lundi soir, dépendait de l'arrêt des manifestations tandis que celle-ci a fixé comme condition préalable aux discussions le départ de Moubarak...

Entrée en scène des partisans de Moubarak

La tension a franchi une nouvelle étape avec l'entrée en scène des partisans du président. Montés sur des chevaux et des chameaux, armés de fouets, de bâtons et de pierres, une cinquantaine d'entre eux ont chargé en milieu de journée les manifestants antigouvernementaux sur la place Tahrir. Selon la chaîne de télévision Al Jazira, des soldats ont tiré en l'air pour tenter de disperser les groupes rivaux, mais l'armée a démenti cette information. Un journaliste de Reuters a vu des hommes en civil tirer en l'air. Des cocktails Molotov ont été lancés et ont provoqué des débuts d'incendie.

Certains manifestants affirment que des policiers en civil étaient mêlés aux partisans de Moubarak, ce qu'a démenti le ministère de l'Intérieur.

Trois hommes sont morts et 639 personnes ont été blessées dans les heurts, a annoncé le ministre égyptien de la Santé, Ahmed Farid. Le premier homme décédé était un militaire, mort en tombant d'un pont. La plupart des blessés ont été atteints à la tête par des pierres lors des affrontements. Il n'y a pas eu de blessés par balles, a souligné Ahmed Farid.

Des policiers en civil impliqués?

Environ 1.500 partisans de l'opposition, moins que les jours précédents, s'étaient rassemblés dans la matinée sur la place pour exiger le départ immédiat d'Hosni Moubarak. Plusieurs centaines de leurs amis venus du nord de la ville avaient tenté de venir en renfort mais ils ont été repoussés par les partisans de Moubarak, dont certains sont montés sur des véhicules de l'armée pour leur lancer des pierres.

L'opposant et ancien directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei, a affirmé avoir des preuves que des policiers en civil étaient impliqués dans les affrontements. Il a souhaité que l'armée sorte de sa neutralité et a dit s'attendre à ce qu'elle intervienne «dans la journée» pour «protéger les Egyptiens», selon Al-Jazira. Il a dit espérer que Moubarak s'en irait «avant vendredi», jour de grande prière où l'opposition veut organiser des rassemblements massifs.
Internet rétabli

Le couvre-feu a été allégé et court désormais de cinq heures du soir à sept heures du matin, au lieu de trois heures de l'après-midi à huit heures du matin, et Internet a commencé à être rétabli au Caire et dans d'autres villes comme Alexandrie. Malgré ces mesures d'apaisement, l'opposition continue à exiger le départ immédiat de Moubarak et a redit qu'elle ne voulait dialoguer qu'avec le vice-président Omar Souleimane.

L'armée a demandé la fin des manifestations «Les forces armées vous lancent un appel (...) Vous êtes descendus dans la rue pour faire entendre vos exigences et vous seuls êtes en mesure de permettre le retour à la vie normale», a déclaré mercredi matin à la télévision un de ses porte-parole, ajoutant que les demandes des manifestants avaient été entendues. L'armée avait jugé «légitimes» lundi les revendications de la population et fait savoir qu'elle ne tirerait pas sur la foule.

— B.D. avec Reuters

Walter Pandiani allume Cristiano Ronaldo

FOOTBALL - Pour l'Uruguayen, il «manque une case à CR7»...

Cristiano Ronaldo risque de détester Walter Pandiani autant que les supporters du PSG. Le bourreau des Parisiens, un soir de Ligue des champions, en 2001 avec la Corogne (4-3), s’est lâché au sujet du Portugais. Après la victoire de son équipe, Osasuna, face au Real (1-0), le week-end dernier, «El Rifle» a remis en cause, dans la presse espagnole, les capacités mentales de l’ancien Ballon d’Or à qui «il manquerait une case».

Une réflexion un peu gratuite suivie d’une salve assassine: «Cristiano doit apprendre de Messi, de sa façon de dribbler, de sa façon de jouer et laisser enfin sa frime au vestiaire... Quand il aura gagné comme moi la Supercoupe et la Coupe du Roi, alors il aura droit à la parole.» Pour Pandiani en revanche, un triplé contre le PSG suffit pour donner des leçons.

— La rédaction sport

L'armée demande aux manifestants de quitter la place Tahrir


14h42: Baradeï accuse Le Caire de recourir à «la tactique de la peur»
L'ancien directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a indiqué qu'il est «extrêmement préoccupé. Je veux dire qu'il s'agit d'une nouveau symptôme, d'un nouveau signe montrant qu'un régime criminel a recours à des actes criminels», a-t-il dit à la radio de la BBC à propos des affrontements de ce mercredi midi. «J'ai peur que cela tourne au bain de sang», a-t-il ajouté en qualifiant de «bande de voyous» les manifestants pro-Moubarak.

14h35: Un journaliste belge arrêté au Caire
Le site Internet du journal Le Soir annonce que Serge Dumont «a été molesté, tabassé, puis emmené par des personnes non identifiées en civil ce mercredi midi, alors qu’il était en reportage dans le quartier populaire Choubra, au centre du Caire». Il aurait été accusé «d’espionnage» avant d'être transféré «auprès des services secrets». Serge Dumont est correspondant pour les journaux belges Le Soir et Le Temps, ainsi que pour La Voix du Nord.

14h32: L'armée demande aux manifestants de quitter la place Tahrir

14h10: Les heurts entre partisans et adversaires de Moubarak ont fait des dizaines de blessés.
Certains avaient le visage en sang, a rapporté un correspondant de Reuters. Des manifestants anti-gouvernementaux ont livré à des unités de l'armée des personnes qui selon eux sont des partisans du parti de Moubarak.
Des manifestants pro-Moubarak ont chargé la foule à dos de chameaux et de cheval, certains frappant les gens à pied avec des bâtons. Beaucoup ont été jetés à terre et frappés par les anti-Moubarak. L’armée, présente sur la place, n’est pour le moment pas intervenue... 

13h58: Pro-Moubarak ou policiers en civil?
Sur Twitter, les internautes affirment que les pro-Moubarak sont en fait «des policiers en civil», «des voyous payés par Moubarak armés de couteaux et de dagues», ou encore «des criminels échappés des prisons».

13h47: Des projectiles lancés entre manifestants pro et anti-Moubarak
D'après le correspondant de la BBC au Caire, le niveau de violence sur la place Tahrir «n'est pas clair», mais «des projectiles ont été lancés». «L'armée avait réussi à tenir à l'écart de la place les manifestants pro-Moubarak, mais il semble qu'ils aient trouvé des brèches», a-t-il précisé. Un correspondant de Reuters a vu au moins quatre blessés. L'armée n'est apparemment pas intervenue. Des images diffusées en direct par la télévision montraient des manifestants jetant des pierres.

13h43: Moubarak devrait rester jusqu'en septembre pour éviter l'anarchie constitutionnelle
C'est que préconise le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hossam Zaki, sur la BBC: «Il y a une volonté d'éviter l'anarchie constitutionnelle si le président quitte son poste avant la fin de son mandat. Il doit le terminer et suivre le processus constitutionnel.»

13h23: Des heurts éclatent entre les manifestants pro et anti-Moubarak
Malgré la prévention de l'armée, des manifestants favorables au président Hosni Moubarak ont pénétré sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, où se trouvaient déjà des foules de manifestants hostiles au raïs égyptien, a rapporté ce mercredi la télévision nationale égyptienne. Des échauffourées se seraient produites d'après plusieurs médias présents sur place.

13h08: L'Union européenne salue l'intervention d'Hosni Moubarak
L'Union européenne (UE) a estimé ce mercredi que la décision du président égyptien de ne pas briguer un nouveau mandat allait dans la bonne direction. Catherine Ashton, haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a déclaré que l'UE était prête à soutenir le peuple égyptien dans sa quête d'un avenir meilleur. «L'UE appelle à une transition en bon ordre via un gouvernement élargi, qui conduise à un processus réel de réformes démocratiques importantes, en conformité avec la loi, les droits de l'homme et les libertés fondamentales», a-t-elle déclaré.

12h57: L'armée évite les confrontations entre pro et anti-Moubarak

Des journalistes de la BBC racontent que des manifestants pro-Moubarak ont essayé de rejoindre la place Tahrir, au Caire, mais l'armée les a stoppé. Les anti-Moubarak ont installé pour leur part des barricades devant les quatre accès menant à la place, fouillant et contrôlant l'identité des personnes s'y rendant.

12h49: De nombreuses files d'attente à Alexandrie
Le correspondant de la BBC dans la ville du nord de l'Egypte est le témoin de nombreuses et longues files d'attente devant les banques, les stations-service et les magasins d'alimentation.

12h44: L'Allemagne appelle à son tour à une transition vers la démocratie
Le président égyptien Hosni Moubarak doit entamer sans délai un processus de transition vers la démocratie, a déclaré mercredi le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. «Mardi, le président Moubarak a annoncé qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat - ce qui ouvre la voie à une nouvelle ère politique», a-t-il dit. «Les gens veulent des changements démocratiques, et cela sans attendre. Ce doit être un changement qui apporte la démocratie. Pas un changement qui commence à un moment ou l'autre mais un changement qui intervienne tout de suite», a-t-il souligné. A Londres, le porte-parole du Premier ministre britannique David Cameron a fait écho aux propos de Guido Westerwelle.

11h55: L'opposition égyptienne veut poursuivre les manifestations
L'opposition égyptienne a appelé ce mercredi à la poursuite des manifestations place Tahrir, dans le centre du Caire, et a maintenu son grand rassemblement de vendredi pour exiger le départ du président Hosni Moubarak. Insatisfaite de la promesse du «raïs» de 82 ans d'abandonner le pouvoir en septembre, l'opposition continue de demander son départ immédiat et ne veut dialoguer qu'avec le vice-président Omar Souleïmane. Cette coalition englobe l'Association nationale pour le changement, dirigée par Mohamed ElBaradeï, ainsi que les Frères musulmans et d'autres mouvements d'opposition.

11h48: Le manque de nourriture a joué un rôle important dans la révolte égyptienne
C'est ce qu'a indiqué le chercheur américain Vincent Truglia à la BBC: «Je pense que le manque de nourriture et l'anxiété qui l'accompagne ont été déterminant dans la situation égyptienne. Les prix du blé, qui est une denrée de base en Egypte, ont augmenté de 50 à 70% en 2010. Cela a dévasté les budgets égyptiens».

11h44: Une manifestation pro-Moubarak au Caire
La BBC rapporte que les manifestants pro-Moubarak se font entendre également ce mercredi dans les rues du Caire. Ils seraient plusieurs milliers à réclamer le maintien en place du président égyptien.

11h41: La Bourse du Caire à nouveau fermée ce mercredi

11h27: L'Internet est rétabli en Egypte selon NBC News.

11h12: L'armée demande l'arrêt des manifestations
Les forces armées égyptiennes ont demandé ce mercredi aux manifestants de mettre fin à leurs actions, affirmant que leur message avait été entendu et qu'il fallait désormais penser à l'avenir du pays et faciliter le retour au calme. «Les forces armées vous lancent un appel (...) Vous êtes descendus dans la rue pour faire entendre vos exigences et vous seuls êtes en mesure de permettre le retour à la vie normale», a déclaré à la télévision un porte-parole de l'armée. L'armée a d'ores et déjà jugé «légitimes» les revendications de la population et fait savoir qu'elle ne tirerait pas sur la foule. Mardi, elle n'est pas intervenue et a laissé plus d'un million de personnes descendre dans les rues des villes d'Egypte.

11h09: Des milliers de manifestants de retour sur la place Tahrir du Caire
Au moins 1.500 personnes se trouvaient dans la matinée sur l'immense place, devenue le point de ralliement du mouvement de contestation depuis le 25 janvier. «Le peuple exige la chute du régime», lisait-on sur une banderole de 20 mètres de long. Nombre de magasins étaient fermés ce mercredi, au lendemain d'une journée inédite par l'ampleur des manifestations, qui ont rassemblé plus d'un million de personnes à travers l'Egypte, du Caire à Alexandrie ou encore à Suez et Ismaïlia.

11h07: Le nouveau gouvernement égyptien disposé au dialogue
Le nouveau gouvernement égyptien est disposé à dialoguer avec tout le monde, y compris avec les Frères musulmans, a déclaré ce mercredi matin le ministre égyptien des Finances, Samir Radouan. «Cela je peux vous l'assurer, et le vice-président (Omar Souleimane) a bien dit toutes les composantes de l'opinion politique, il n'a pas dit les partis ou les partis légitimes, il a précisé toutes les composantes du spectre politique», a déclaré Samir Radouan à la BBC. «Je pense que plus tôt nous engagerons un dialogue, un dialogue constructif, mieux ce sera. Je suis inquiet pour l'économie», a-t-il déclaré.

Neuvième jour de contestation en Egypte où les manifestants continuent de se réunir place Tahrir, au Caire, ce mercredi après la forte mobilisation de la «marche du million» mardi. Malgré l'allocution télévisée d'Hosni Moubarak qui a promis de ne pas se représenter à l'élection présidentielle de septembre prochain, le peuple réclame toujours son départ immédiat.

Un appel relayé plus diplomatiquement par Barack Obama, Nicolas Sarkozy et Recep Tayyip Erdogan qui ont invité le président égyptien à enclencher le processus de transition démocratique «sans tarder».
— Reuters

mardi 1 février 2011

Moubarak ne se représentera pas aux prochaines élections


22h09: Le chef de l'Etat réaffirme enfin sa volonté de ne pas se représenter aux prochaines élections présidentielles.

22h05: Moubarak appelle la police à «protéger les citoyens» et les autorités judiciaires à «prendre des mesures pour punir les fauteurs de troubles et mener enquêtes sur les opérations de pillage».

22h01: Hosni Moubarak s'adresse au peuple égyptien à la télévision publique. Il promet de «garantir la stabilité» et «la transition démocratique», de manière à «pour passer le pouvoir à celui qu'aura choisi le peuple» lors des prochaines élections.
Il appelle le parlement à discuter des amendements de la constitution relatifs aux délais et aux critères de candidature aux élections présidentielles.

20h55: CNN confirme que Moubarak ne se représentera pas à la présidentielle
La chaîne américaine a eu confirmation de l'information par une source au sein de l'administration Obama, citant «des contatcst fiables au Caire»... 

20h50: La télévision d'Etat égyptienne, Nile TV, annonce qu'Hosni Moubarak va prendre la parole sous peu pour faire «un discours important».

20h47: Un représentant de Google porté disparu en Egypte
Google a annoncé ce mardi que son responsable du marketing pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord avait disparu en Egypte.
Wael Ghonim n'a pas donné signe de vie depuis jeudi soir. Il se trouvait alors dans le centre du Caire, où de nombreux opposants manifestaient pour la démission du président Hosni Moubarak. La compagnie invite toute personne disposant d'informations à son sujet a appeler le numéro suivant: + 44 20 7031 3008.

20h40: Rencontre entre l'émissaire américain en Egypte et Moubarak
L'émissaire américain en Egypte Frank Wisner a ainsi évoqué la crise politique avec le président Hosni Moubarak, a annoncé mardi un membre de l'administration Obama. L'ancien ambassadeur des Etats-Unis au Caire est arrivé lundi en Egypte. La veille, Barack Obama s'était prononcé pour une «transition ordonnée».

20h22: Une présentatrice vedette égyptienne démissionne
Une présentatrice vedette de la télévision publique, Soha el Nakach, a démissionné après vingt ans d'antenne pour dénoncer des «défaillances éthiques» dans la couverture des manifestations contre le président Hosni Moubarak. La plupart des chaînes publiques ont minimisé la porté du mouvement, les premiers jours.

En outre, l'information selon laquelle Hosni Moubarak interviendrait ce mardi soir à la télévision égyptienne n'a toujours pas été confirmée.

19h40: Pas de réélection pour Hosni Moubarak?
Selon une information de la chaîne Al-Arabiya, reprise par la BBC, Hosni Moubarak renoncerait à se présenter à la prochaine élection présidentielle, qui doit se tenir en novembre 2011. Mais il ne quitterait pas son poste d'ici là, fait savoir la chaîne.

Cette information n'a pas été confirmée et Al-Arabiya ne cite pas ses sources.

19h21: Selon la chaîne Al-Arabiya, le président Hosni Moubarak va intervenir mardi soir à la télévision, une information rapportée par BFM TV

18h17: Un charter britannique pour rapatrier les ressortissants
Le Royaume-Uni a annoncé l'envoi d'un avion charter au Caire afin de rapatrier les ressortissants britanniques qui souhaiteraient quitter l'Egypte. Le vol doit partir mercredi, selon l'AFP. Selon le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, d'autres vols pourraient être prévus.

18h01: En Jordanie, le roi change le Premier ministre
La Jordanie craint-elle la contagion? Le roi Abdallah de Jordanie a nommé mardi un nouveau Premier ministre à la suite de manifestations inspirées des soulèvements en Tunisie et en Egypte, selon Reuters. Il s'agit de Marouf Bakhit, un ancien Premier ministre conservateur issu de l'armée. L'opposition a toutefois jugé ce changement insuffisant.

A l'instar de la contestation qui a eu raison du régime de Zine Ben Ali en Tunisie à la mi-janvier et fait vaciller Hosni Moubarak en Egypte, la Jordanie, aux prises avec l'une des pires récessions économiques de son histoire, traverse une période de tensions politiques. Samedi, quelque 200 Jordaniens s'étaient de nouveau rassemblés devant les bureaux du gouvernement pour exiger sa démission et réclamer des mesures contre la pauvreté et la corruption.

17h49: La nuit est tombée au Caire mais les rassemblements continuent. La Place Tharir est toujours occupée par de nombreuses personnes, selon la photo postée par le Guardian. Impossible de dire le nombre exact.

17h30: Israël demande que le prochain gouvernement respecte le traité de paix
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou souhaite que la communauté internationale «exige» de tout gouvernement égyptien qu'il respecte le traité de paix, conclu en 1979.

17h21: «Le gouvernement américain ne dictera pas le chemin à suivre» à l"Egypte
C'est ce qu'a indiqué l'ambassadeur américain en Egypte à l'opposant Mohamed ElBaradeï, avec qui il s'est entretenu au téléphone ce mardi. Les Etats-Unis se disent pourtant «intéressés» par un «changement politique en Egypte».

16h54: La Ligue arabe appelle à un dialogue entre le gouvernement et l'opposition
Cité par la BBC, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, appelle à un dialogue immédiat entre l'opposition et le gouvernement afin de «mettre les choses en perspective et décider comment aller de l'avant». «L'enjeu est maintenant de créer un consensus national, le suivant sera de réformer», indique-t-il.

16h05: L'activité des ports égyptiens fortement perturbée
L'activité dans les ports égyptiens d'Alexandrie et Damiette est fortement perturbée ce mardi par le manque de personnel et l'absence de douaniers, apprend-on dans les milieux du transport maritime. Les terminaux méditerranéens voient transiter de nombreux cargos et porte-conteneurs, et sont d'importants centres pour le transport des céréales. «Le port d'Alexandrie est toujours ouvert mais personne ne travaille pour le moment», a indiqué une source égyptienne. «Les activités de fret ne fonctionnent pas correctement en raison de problèmes sociaux», a-t-elle ajouté. L'Autorité du canal de Suez a déclaré mardi que le trafic était normal dans cet important point de transit pour l'acheminement du pétrole à destination de l'Europe.

15h50: John Kerry appelle Hosni Moubarak à quitter le pouvoir
L'ex-candidat démocrate à la présidentielle américaine appelle le président égyptien à reconnaître qu'il est temps de quitter le pouvoir, dans une tribune publiée lundi dans le New York Times. «L'étape la plus importante qu'il (Hosni Moubarak) peut franchir est de s'adresser à sa nation et déclarer que ni lui ni son fils qu'il a positionné comme son successeur ne seront candidats à l'élection présidentielle de cette année (septembre)», écrit-il.

15h40: Fonctionnaires et retraités égyptiens seront payés mercredi
Les fonctionnaires et retraités égyptiens pourront retirer de l'argent à partir de mercredi dans les distributeurs de billets, a déclaré ce mardi le nouveau ministre des Finances, Samir Radouane. Les salaires du public sont généralement versés le 20 du mois et les retraites à partir du 10. Beaucoup d'employés à la retraite retirent leurs pensions via les distributeurs, d'autres dans les postes, mais celles-ci sont fermées en raison des manifestations qui secouent le pays depuis une semaine. De nombreux distributeurs ont également été détruits par des pillards et beaucoup d'autres ont été fermés.
- Reuters

La «marche du million» se tient pour faire plier le pouvoir


16h54: La Ligue arabe appelle à un dialogue entre le gouvernement et l'opposition
Cité par la BBC, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, appelle à un dialogue immédiat entre l'opposition et le gouvernement afin de «mettre les choses en perspective et décider comment aller de l'avant». «L'enjeu est maintenant de créer un consensus national, le suivant sera de réformer», indique-t-il.

16h05: L'activité des ports égyptiens fortement perturbée
L'activité dans les ports égyptiens d'Alexandrie et Damiette est fortement perturbée ce mardi par le manque de personnel et l'absence de douaniers, apprend-on dans les milieux du transport maritime. Les terminaux méditerranéens voient transiter de nombreux cargos et porte-conteneurs, et sont d'importants centres pour le transport des céréales. «Le port d'Alexandrie est toujours ouvert mais personne ne travaille pour le moment», a indiqué une source égyptienne. «Les activités de fret ne fonctionnent pas correctement en raison de problèmes sociaux», a-t-elle ajouté. L'Autorité du canal de Suez a déclaré mardi que le trafic était normal dans cet important point de transit pour l'acheminement du pétrole à destination de l'Europe.

15h50: John Kerry appelle Hosni Moubarak à quitter le pouvoir
L'ex-candidat démocrate à la présidentielle américaine appelle le président égyptien à reconnaître qu'il est temps de quitter le pouvoir, dans une tribune publiée lundi dans le New York Times. «L'étape la plus importante qu'il (Hosni Moubarak) peut franchir est de s'adresser à sa nation et déclarer que ni lui ni son fils qu'il a positionné comme son successeur ne seront candidats à l'élection présidentielle de cette année (septembre)», écrit-il... 

15h40: Fonctionnaires et retraités égyptiens seront payés mercredi
Les fonctionnaires et retraités égyptiens pourront retirer de l'argent à partir de mercredi dans les distributeurs de billets, a déclaré ce mardi le nouveau ministre des Finances, Samir Radouane. Les salaires du public sont généralement versés le 20 du mois et les retraites à partir du 10. Beaucoup d'employés à la retraite retirent leurs pensions via les distributeurs, d'autres dans les postes, mais celles-ci sont fermées en raison des manifestations qui secouent le pays depuis une semaine. De nombreux distributeurs ont également été détruits par des pillards et beaucoup d'autres ont été fermés.

15h31: La France accélère le rapatriement de ses ressortissants volontaires
Des voyagistes privés vont affréter des vols spéciaux cette semaine pour permettre à tous les Français expatriés en Egypte qui le souhaitent de quitter le pays, a annoncé ce mardi le ministère des Affaires étrangères. Des vols ont déjà été organisés lundi au départ du Caire, de Hurghada et de Louxor. «De nouveaux vols sont prévus devant permettre à l'ensemble de nos ressortissants de regagner la France avant la fin de la semaine», déclare dans un communiqué Bernard Valero, porte-parole du ministère. Il a cependant précisé par la suite que le gouvernement français n'affrétait pas lui-même de vols et que ces mesures ne concernaient que les touristes. Le lycée français du Caire sera fermé jusqu'à dimanche au moins, ainsi que les quatre établissements de la mission laïque française, trois au Caire et un à Alexandrie, a-t-il précisé. Toutefois, aucune menace spécifique ne pèse sur les Français, souligne le ministère. «Nous n'avons ni noté ni enregistré de menaces sur les étrangers en général et sur nos ressortissants en particulier», a dit Bernard Valero. De 10.000 à 12.000 français résident en Egypte. De 5.000 à 10.000 s'y trouvaient par ailleurs la semaine dernière pour des séjours touristiques.

La situation sécuritaire demeure instable depuis la révolte tunisienne


Alors que l'ONU vient d'annoncer un bilan de 219 personnes tuées et 510 autres blessées pendant la révolte populaire, le gouvernement de transition s'est réuni ce mardi pour évaluer la situation sécuritaire du pays qui n'est pas stabilisée.
Par Dépêche (texte)

AFP - Le gouvernement tunisien de transition se réunissait mardi avec au programme la situation sécuritaire dans le pays et une éventuelle levée du couvre-feu, alors que l'ONU a annoncé un bilan de 219 morts et 510 blessés durant les troubles qui ont fait tomber le régime Ben Ali.

Deux cent dix-neuf personnes sont mortes et 510 ont été blessées durant ces cinq semaines de violences, a indiqué à Taaunis le chef de la mission du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU.

Lors d'une conférence de presse, M. Bacre Ndiaye a précisé que 147 personnes avaient trouvé la mort depuis la mi-décembre, ainsi que 72 personnes dans des prisons.

AFP - Le gouvernement tunisien de transition se réunissait mardi avec au programme la situation sécuritaire dans le pays et une éventuelle levée du couvre-feu, alors que l'ONU a annoncé un bilan de 219 morts et 510 blessés durant les troubles qui ont fait tomber le régime Ben Ali.

Deux cent dix-neuf personnes sont mortes et 510 ont été blessées durant ces cinq semaines de violences, a indiqué à Taaunis le chef de la mission du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU.

Lors d'une conférence de presse, M. Bacre Ndiaye a précisé que 147 personnes avaient trouvé la mort depuis la mi-décembre, ainsi que 72 personnes dans des prisons.

LES DATES CLÉS DE LA RÉVOLUTION TUNISIENNE

"Selon les derniers chiffres retenus, il y a eu 147 personnes tuées et 510 blessées. Ces chiffres n'englobent pas les victimes dans les prisons", a-t-il déclaré, précisant que ces données étaient "provisoires" et que l'ONU poursuivait ses enquêtes.

Le précédent bilan de l'ONU faisait état le 19 janvier d'"au moins 100 morts".

Dans le même temps, le gouvernement de transition se réunissait pour la première fois depuis son remaniement dans la douleur le 27 janvier.

Très contesté dans la rue pendant cinq jours par des manifestants qui campaient sous ses fenêtres malgré le couvre-feu, le premier ministre Mohammed Ghannouchi avait survécu et formé une équipe expurgée des caciques du régime du président Ben Ali, en fuite à l'étranger depuis le 14 janvier.

Selon une source gouvernementale qui a requis l'anonymat, ce conseil devait se centrer sur la question de la sécurité dans le pays, où plusieurs incidents ont été rapportés ces jours derniers.

Les plus inquiétants se sont déroulés lundi à Kasserine, principale ville du centre où lasous-préfecture a été pillée et saccagée par des centaines de jeunes.

Selon des sources syndicales sur place contactées par l'AFP et l'agence TAP, lasous-préfecture, un lycée, un local associatif et un cabinet de médecin ont été attaqués sans que les forces de l'ordre n'interviennent.

Mardi, selon des habitants joints par l'AFP, la situation restait tendue. Deux syndicalistes, Sadok Mahmoudi et Bechir Harakati, ont indiqué que la police était totalement absente, tandis que l'armée a dispersé dans la matinée un groupe d'un millier de jeunes dans le centre-ville.
Kasserine avait connu début janvier des affrontements très violents entre policiers et manifestants qui avaient fait au moins 21 morts, dans la ville même et dans la localité voisine de Thala, selon l'ONG Human Rights Watch.

On a par ailleurs appris mardi de source syndicale qu'un jeune homme au chômage avait tenté samedi de s'immoler par le feu dans la région de Gafsa (sud) pour dénoncer sa "situation sociale déplorable". Aymen Ben Belgacem, 21 ans, a été hospitalisé dans un état critique à Tunis.

A Tunis, le ministre de l'intérieur Farhat Rajhi devait faire un point sur la sécurité, a précisé à l'AFP la même source gouvernementale avant d'ajouter: "il est clair que le problème de la sécurité se pose".

Concernant une éventuelle levée du couvre-feu en vigueur depuis le 13 janvier, la même source a estimé que "la situation n'est pas encore stabilisée".
Autre sujet de préoccupation pour le gouvernement: les revendications des policiers, un peu partout dans le pays.

Des policiers ont débrayé lundi dans trois régions pour revendiquer un syndicat et de meilleures conditions de travail: Sousse (140 km au sud de Tunis), Kairouan (centre) et Bizerte (60 km au nord de Tunis).

D'après l'agence TAP, les policiers de Sousse "demandent (au gouvernement) d'assainir la police des anciens mafieux et d'améliorer leur image dans les medias".

Toutefois, selon une source policière interrogée par l'AFP, les policiers devaient reprendre le travail mardi après avoir reçu l'assurance d'une augmentation générale de 140 dinars (environ 73 euros).

Un avion privé appartenant à la famille de Ben Ali a par ailleurs été saisi par la justice française mardi matin à l'aéroport du Bourget près de Paris, ont indiqué à l'AFP des sources proches du dossier.