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vendredi 7 septembre 2012

Tuerie en Norvège: le jugement de Breivik définitif après son refus de faire appel


Le verdict prononcé contre l'extrémiste norvégien Anders Behring Breivik, condamné en août à la peine maximale pour le massacre de 77 personnes le 22 juillet 2011, est définitif après son refus attendu de faire appel, ont annoncé vendredi ses avocats.


Breivik a jusqu'à vendredi soir minuit (22H00 GMT) pour faire appel de sa condamnation à 21 ans de prison, une peine qui pourra être prolongée au-delà tant qu'il sera considéré comme dangereux.

Dès le jour du verdict, le 24 août, l'extrémiste de 33 ans avait dit qu'il n'exercerait pas ce droit, arguant que cela reviendrait à reconnaître la légitimité du tribunal d'Oslo qu'il rejette.

"Il n'y a aucun doute que le dossier du 22 juillet est terminé aujourd'hui", a déclaré l'avocat Geir Lippestad vendredi, après un dernier entretien avec son client dans la prison de haute sécurité de Skien.

"Il maintient (...) qu'il ne fera pas appel", a précisé sa collègue, Vibeke Hein Baera.
Le 22 juillet 2011, Breivik avait tué au total 77 personnes, huit dans un attentat à la bombe près du siège du gouvernement à Oslo et 69 autres, des adolescents pour la plupart, dans une fusillade contre le camp d'été de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utoeya.

Il a qualifié ces attaques d'"atroces mais nécessaires", accusant ses victimes d'avoir fait le lit en Norvège du multiculturalisme qu'il abhorre.
AFP

jeudi 30 août 2012

Al-Qaïda: la mort de Ben Laden racontée dans le livre d'un militaire


Un membre des Navy Seals qui a participé au raid contre Oussama Ben Laden en 2011 livre dans un ouvrage à paraître un récit de l'opération contredisant certains détails révélés par les autorités américaines au lendemain de l'opération phare de la présidence de Barack Obama.


Dans "No Easy Day" ("Pas de jour facile"), dont la sortie a été avancée du 11 au 4 septembre, sous le pseudonyme de Mark Bowen, il raconte dans le détail l'opération, selon des extraits publiés mercredi par le Huffington Post.

Le chef d'Al-Qaïda a été tué dans sa résidence d'Abbottabad (Pakistan) le 1er mai 2011. L'administration Obama a laissé filtrer de nombreux détails sur le raid selon lesquels il avait tenté de résister et avait été abattu dans sa chambre. Elle avait ensuite reconnu qu'il était désarmé.

Owen livre un compte-rendu quelque peu différent: Ben Laden n'a pas été abattu dans sa chambre. Il raconte avoir monté les escaliers de la maison vers la chambre de Ben Laden à la suite d'un autre Seal quand, "à moins de cinq marches du palier", il a "entendu des coups de feu tirés avec un silencieux. Pop, pop". C'était son collègue qui a ouvert le feu.

"Je ne pouvais pas dire d'où je me trouvais si les tirs ont touché leur cible ou pas". L'homme qui avait passé sa tête dans l'encadrement de la porte "a disparu dans la chambre sombre", poursuit-il.

Une fois entré dans la chambre, Mark Owen écrit avoir vu "du sang et de la matière cérébrale s'épancher sur le côté de son crâne". Le corps de Ben Laden tressautait encore. Owen et un autre Seal ont alors "pointé leur visée laser sur sa poitrine et tiré plusieurs coups" jusqu'à ce que le corps ne bouge plus.

Interrogés par l'AFP, des responsables américains ont refusé de revenir sur les détails de l'opération.

"Ben Laden était désarmé, c'est vrai. Mais l'équipe sortait juste d'un échange de tirs (...). Ensuite, il y a cette personne (Ben Laden, ndlr) qui passe sa tête en travers de la porte", a toutefois reconnu un responsable de la Défense.

Assis sur le corps de Ben Laden

Ben Laden était bien désarmé mais il ne s'agissait en aucun cas d'une exécution selon lui. Un fusil d'assaut Kalachnikov et un pistolet russe non chargés ont été retrouvés dans la chambre.

Elément qui pourrait s'avérer embarrassant pour les Etats-Unis qui assurent avoir traité la dépouille d'Oussama Ben Laden avec respect, Mark Owen raconte qu'un membre du commando était assis sur la poitrine du chef d'Al-Qaïda étendu sur le plancher de l'hélicoptère lors du vol de retour.

L'un des deux Blackhwaks modifiés ayant été accidenté lors de l'opération, les soldats ont dû se tasser dans l'appareil restant et il n'était pas question d'abandonner le corps de l'ennemi numéro un des Etats-Unis qu'il fallait encore formellement identifier.

Sans confirmer la réalité de cet épisode, un ancien membre de ces troupes d'élite a expliqué à l'AFP qu'il arrivait à des membres des forces spéciales de s'asseoir sur le corps de leurs collègues tués en raison du manque d'espace. Pour lui, il ne s'agit en aucun cas d'atteindre à la dignité de la dépouille mais de contraintes logistiques.

Contrairement au règlement pour les militaires, l'ouvrage n'a pas été soumis au Pentagone ni à la CIA avant publication pour s'assurer qu'il ne révélait pas d'éléments classifiés.

La maison d'édition Dutton, qui espère déjà un best-seller avec une première impression de 300.000 exemplaires, a souligné que le livre avait été revu "par un ancien avocat des forces spéciales" pour s'en assurer.

Le Pentagone et la CIA ont depuis obtenu copie du manuscrit et le passaient toujours en revue mercredi, selon le lieutenant-colonel Stephen Warren, un porte-parole du Pentagone.
AFP

mardi 6 mars 2012

Le halal, principale préoccupation de Nicolas Sarkozy?


Le candidat affirme que c'est celle des Français, en dépit des études d’opinion...

Le halal «principale préoccupation des Français»? C’est l’avis de Nicolas Sarkozy, qui l’a affirmé lundi en déplacement à Saint-Quentin… Une intuition du candidat? Une préscience? L’argument n’est en tout cas pas du tout validé par les instituts de sondages qui mesurent à intervalle régulier les sujets qui préoccupent les Français. Dans une enquête TNS Sofres pour La Croix parue fin février, l’emploi apparaît comme la principale préoccupation, suivi par la santé, le pouvoir d’achat et le financement des retraites. Une autre étude de l’Ifop pour Ouest-France donne le chômage en premier, puis la lutte contre la précarité et le relèvement des salaires et du pouvoir d’achat. «Ce sont les dimensions économiques et sociales qui sont en tête des préoccupations», confirme Jean Daniel-Levy, d’Harris Interactive. «Des thèmes qui ont des dimensions collectives et non simplement individuelles», ajoute-t-il.

Piéger la gauche?

Bref, les Français semblent très loin de la polémique sur la viande halal. D’ailleurs, avant d’en faire la «principale préoccupation des Français», Nicolas Sarkozy, dans les premiers jours du lancement de sa campagne, avait jugé à Rungis que «la polémique n’[avait] pas lieu d’être». Sauf qu’entre temps, Marine Le Pen, qui avait déjà allumé la mèche début février, a relancé son offensive la semaine dernière. Et que poursuivant sa stratégie droitière, Nicolas Sarkozy s’est saisi du sujet, réclamant l'étiquetage de toutes les viandes. «C’est un thème qui embrasse plusieurs dimensions: le religieux, l’éducation avec le problème à la cantine, la citoyenneté. Or, potentiellement, les Français peuvent être sensibles aux thématiques qui portent sur les valeurs», note le sondeur.

D’où l’insistance sur le sujet de Nicolas Sarkozy, appuyé par François Fillon et Claude Guéant, malgré des grincements de dents dans la majorité. Vu sa stratégie «à droite toute», le candidat-Président ne peut «absolument pas prendre le risque qu’un thème de campagne soit préempté par le FN», explique Jean-Daniel Lévy, selon qui Sarkozy relance sa campagne «sur une dimension identitaire». Surtout, insiste-t-il, «il cherche à amener la gauche sur un terrain où elle n’est pas à l’aise». «Pas du tout, assure Bernard Cazeneuve, l’un des porte-parole de François Hollande. On estime que les vrais sujets sont des sujets économiques et sociaux, la souffrance des Français face à la crise». Le député assure que personne, dans sa circonscription, n’a soulevé le problème du halal. «Nicolas Sarkozy fait campagne sur des thèmes qui divisent, qui stigmatisent, qui abîment la campagne. Il ne peut pas se permettre de faire une campagne sur les vrais sujets.»
Maud Pierron

vendredi 9 décembre 2011

Inde: 70 morts dans le gigantesque incendie d'un hôpital à Calcutta

Au moins 70 personnes ont péri vendredi dans un gigantesque incendie qui s'est déclaré à l'aube dans un hôpital de Calcutta, dans l'est de l'Inde, selon un nouveau bilan fourni par les services hospitaliers.

Un précédent bilan faisait état de 61 morts.

"Soixante-dix personnes sont mortes et environ 90 autres ont été sauvées", a déclaré à la presse le vice-président de l'hôpital privé AMRI, S. Upadhayay, précisant qu'une enquête était en cours pour déterminer l'origine du sinistre.

La plupart des victimes sont des patients de cet hôpital, qui ont été pris au piège des flammes et asphyxiés par la fumée.

Selon le personnel de l'hôpital, 160 patients étaient dans le bâtiment, qui compte cinq étages, au moment du drame.

La chef du gouvernement de l'Etat du Bengale Occidental (dont Calcutta est la capitale), Mamata Banerjee, a assuré que des mesures seraient prises en cas de non-conformité avec les normes de sécurité et de prévention en matière d'incendie.

"Nous avons transféré 50 patients dans un hôpital adjacent. La situation est actuellement effroyable", a commenté le directeur de la brigade de pompiers, Gopal Bhattacharya.

Selon les premières constatations, le feu, qui s'est déclaré vers 03H00 (21H30 GMT jeudi), est parti du sous-sol de l'hôpital.

A la mi-journée, le feu était presqu'entièrement circonscrit mais des panaches de fumée s'échappaient toujours des fenêtres cassées tandis que les pompiers s'efforçaient d'atteindre les patients et le personnel hospitalier encore bloqués à l'intérieur du bâtiment.

Des proches de patients, massés à l'extérieur, assistaient avec angoisse à la progression des secours.

"Ma mère est dans une unité de soins intensifs. Elle a 70 ans. Je ne sais pas si elle est encore en vie", a confié à l'AFP Khokin Chakravathi.

Un résident qui a prêté main forte aux secours, Badal Sikari, a déclaré avoir vu "plusieurs corps" sans vie, apparemment après avoir été asphyxiés par la fumée.

Les camions des pompiers ont eu des difficultés à se frayer un chemin jusqu'à l'hôpital, situé dans un réseau tortueux de rues étroites.

Des patients et des membres du personnel ayant réussi à s'échapper ont raconté comment ils se sont réveillés dans une épaisse fumée âcre.

"J'étais terrifiée, je n'arrêtais pas de crier à l'aide", a dit Jyoti Chaudhary, qui a été admise dans cet hôpital voici une semaine.

"Finalement, une infirmière m'a traînée hors du service et m'a descendue au rez-de-chaussée".

Ananya Das, 34 ans, était en service post-opératoire après une intervention chirurgicale mineure la veille lorsque l'incendie s'est déclaré.

"J'ai réussi à marcher jusqu'à la sortie et ai escaladé une fenêtre. J'ai vu de nombreux corps", a-t-elle témoigné.

AFP

mardi 22 novembre 2011

Algérie: L'avocat qui s'est immolé par le feu succombe à ses brûlures


L'avocat au chômage qui s'est immolé le 14 novembre dernier au sein même de la Direction de l'emploi de la wilaya de Ouargla (plus de 800 kms au sud d’Alger), a succombé à ses blessures, lundi 21 novembre à 10 heures au Centre des brûlés de l’avenue pasteur (Alger Centre); selon la presse algérienne.

En effet, l'avocat Abdellah Kebaïli, 25 ans, diplômé de droit et titulaire d'un CAPA, n'a pas réussi à trouver un emploi en dépit de ses multiples démarches auprès de l'administration. Il a, ainsi, mis fin à sa vie dans le désespoir total.


«Abdellah Kebaïli a succombé à ses blessures ce matin au Centres des brûlés d’Alger. N’étant pas transféré à temps, le jeune avocat a rendu l’âme à cause d’une prise en charge tardive. Il a fallu l’insistance de sa famille et des militants de LADDH pour que Abdellah soit transféré pa avion à Alger, après qu’il a eu des complications et fait une hypotension», explique Madani El Madani, membre et militant de la section de la ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) à Ouargla; rapporté par la presse.

Une grande colère a régné sur la ville de Ouargla après l'annonce de la mort du jeune avocat. Des centaines jeunes se sont rassemblés devant le siège de la direction l’emploi pour dénoncer le mépris et l’indifférence des responsables locaux.

«Le cas de ce jeune avocat, licence en droit et CAPA en poche, confirme la bureaucratie et les passe-droits de l’administration locale qui pousse les jeunes au suicide », déplore Madani; rapporté par la presse.

© Hassan Madi - dna-algerie.com

dimanche 30 octobre 2011

La navigatrice Florence Arthaud sauvée de la noyade


Elle a été récupérée au large du Cap Corse...

Florence Arthaud, tombée à la mer au large du Cap Corse où elle naviguait seule à bord de son voilier, dans la nuit de samedi à dimanche, a été récupérée par les secours en état d'hypothermie, a-t-on appris auprès de la préfecture maritime de la Méditerranée. 

Elle est sortie de l'hôpital

La navigatrice, victorieuse de la Route du Rhum en 1990, est sortie de l'hôpital de Bastia dimanche matin, et son état «n'inspirait pas d'inquiétude», a-t-on précisé à la préfecture maritime.

Alors qu'elle se trouve à bord de son voilier de 10 mètres à une quinzaine de kilomètres au nord du Cap Corse, Florence Arthaud, 54 ans, tombe à la mer pour une raison encore inconnue aux alentours de 00h30.

Grâce à son téléphone portable, rangé dans un sac en plastique et donc opérationnel, elle appelle son frère qui habite à Paris et lui explique la situation.

Celui-ci appelle les secours qui, via la préfecture de police et le préfet de Corse, se mettent en liaison avec le CROSS-Med (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de la Méditerranée).

Un bateau et un hélicoptère Dragon de la Sécurité civile sont immédiatement dépêchés sur place.

Grâce à la géolocalisation de son téléphone portable, et au fait qu'elle portait toujours sa lampe frontale, Florence Arthaud est repérée un peu plus d'une heure après son appel, vers 01h55.

En état d'hypothermie

Consciente mais en état d'hypothermie - l'eau affichant 18 degrés -, la navigatrice, surnommée la «petite fiancée de l'Atlantique», est alors hélitreuillée vers l'hôpital de Bastia.

Son voilier, baptisé «l'Argade II», n'avait toujours pas été localisé dimanche matin, et un Falcon 50 était parti en mission pour tenter de le retrouver, a précisé la préfecture maritime.

Un avis aux navigateurs évoluant dans cette zone a été émis afin qu'ils apportent leur aide pour localiser le voilier, a-t-on ajouté de même source.

samedi 17 septembre 2011

Palestiniens : Anniversaire du massacre de Sabra et Chatila

Sabra et Chatila : Le massacre inoubliable, impardonnable des Israéliens contre des Palestiniens







mardi 9 août 2011

Angleterre: Nouvelles violences dans des villes anglaises



On se dirige vers une quatrième nuit d’émeutes en Angleterre. Si pour l’instant Londres semble calme, d’autres villes connaissent déjà des troubles. Birmingham, qui a vécu des émeutes la nuit dernière, fait de nouveau face à des troubles. Wolwerhampton et West Bromwich connaissent également des «poches de désordre», selon la police, notamment dans leur centre-ville... 


Des magasins ont été pillés dans la première ville et des voitures sont en feux dans la deuxième. Des troubles sont également signalés à Manchester et Slaford, selon The Telegraph. «Un magasin est en feu et 200 jeunes rassemblés dans le centre-ville ont été dispersés par la police», a précisé à Reuters un porte-parole de la police de Manchester.



A Londres, où les violences les plus importantes ont eu lieu depuis trois nuits, les rues sont pour l’instant calmes. David Cameron, le Premier ministre a annoncé d’importants renforts policiers: 16.000 patrouilleront ce mardi soir contre 6.000 la nuit précédente. De même, des véhicules blindés sont déployés dans les quartiers les plus touchés, notamment à Tottenham, d’où sont parties les émeutes samedi soir, après la mort d’un père de famille tué par les policiers jeudi dans des conditions peu claires.



Mais le mouvement de colère pourrait reprendre ce mardi soir: d’après la commission d’enquête chargée de faire la lumière sur ce décès, rien ne prouvait que la police avait agi en état de légitime défense lorsqu’elle a tiré, comme elle le soutient jusque maintenant.

— M.P. avec agences

dimanche 31 juillet 2011

Iran: une femme aveuglée à l'acide renonce à la loi du talion


La jeune Iranienne Ameneh Bahrami, aveuglée et défigurée à l'acide, a pardonné à son agresseur et renoncé à l'application de la loi du talion selon laquelle ce dernier aurait dû être aveuglé dimanche, une peine qui avait été dénoncée par Amnesty International...

"Ameneh Bahrami, victime d'une attaque à l'acide, a pardonné à la dernière minute à son agresseur Majid et renoncé à réclamer son droit à la loi du talion qui devait être appliquée aujourd'hui", a annoncé le site de la télévision d'Etat.

Le procureur de Téhéran, Abbas Jafari Dolatabadi, a confirmé à l'agence Isna que Mme Bahrami avait renoncé à réclamer l'aveuglement de son agresseur quelques instants avant l'application de la sentence à l'hôpital de Téhéran dépendant de l'autorité judiciaire.

La jeune femme a en revanche exigé d'être dédommagée selon le principe du "prix du sang", a-t-il ajouté.

En application de la loi du talion prévue par la charia (loi islamique) en vigueur en Iran, Majid Movahedi avait été condamné en 2008 à être aveuglé par le versement de gouttes d'acide dans les yeux pour avoir défiguré et aveuglé en 2004 Ameneh Bahrami qui refusait ses demandes en mariage.

Mme Bahrami a expliqué dimanche à Isna qu'elle avait "lutté pendant sept ans pour obtenir ce verdict", mais avait décidé d'accorder son pardon à la dernière minute parce que le verset du Coran sur le talion "dit qu'il faut pardonner".

"Je l'ai aussi fait pour le calme de ma famille, et également pour mon pays car apparemment tous les autres pays regardaient ce que nous faisions", a-t-elle souligné.

La peine aurait dû être appliquée le 14 mai dernier, mais les autorités judiciaires avaient décidé à la dernière minute de la reporter, sans donner d'explications.

La décision d'exécuter cette peine, qui aurait été une première en Iran selon certains médias, avait été dénoncée par Amnesty International et de nombreuses associations de défense des droits de l'Homme comme un "châtiment cruel et inhumain équivalent à un acte de torture".

Mme Bahrami, âgée d'une trentaine d'années et qui vit en Espagne où elle a subi de nombreuses opérations, avait alors affirmé que les autorités judiciaires iraniennes faisaient pression sur elle pour qu'elle renonce à l'application de cette peine.

Elle avait réaffirmé dans un premier temps sa détermination à ce que son agresseur soit aveuglé, précisant que ce n'était "pas par vengeance" mais dans l'espoir que cela dissuaderait d'autres attaques de ce genre contre des femmes à l'avenir.

Elle avait ensuite indiqué qu'elle était prête à renoncer à son droit si elle obtenait de son agresseur deux millions d'euros de compensation pour "assurer (son) futur".

"Nous avons beaucoup lutté pour obtenir ce verdict et je suis fière qu'Ameneh ait eu la force de pardonner à Majid. La non-application de cette peine va calmer Ameneh et notre famille", a déclaré la mère de la jeune femme à l'agence Isna.

La loi du talion est le plus souvent appliquée en Iran pour des affaires de meurtres. La famille de la victime doit demander expressément son application, qui est ensuite laissée à l'appréciation du juge.

La peine d'aveuglement de M. Movahedi avait été confirmée par la Cour suprême en 2009.

La Cour suprême a également confirmé en décembre 2010 une condamnation similaire d'un homme reconnu coupable d'avoir aveuglé à l'acide l'amant de sa femme. Aucune indication n'a été donnée sur l'application éventuelle de cette sentence.

Plusieurs attaques à l'acide ont été signalées ces dernières années en Iran, et la presse a soutenu Ameneh Bahrami en publiant notamment des photos de son visage avant et après qu'elle soit défigurée.

AFP

lundi 25 juillet 2011

Attentats d'Oslo: Expertise mentale et première comparution à huis clos pour le suspect


Anders Behring Breivik comparaît devant un tribunal norvégien ce lundi...

Anders Behring Breivik veut comparaître en uniforme et réclame une audience publique. Un tribunal norvégien doit ordonner ce lundi le maintien en détention de celui qui a avoué être l’auteur des deux attaques qui ont fait au moins 93 victimes à Oslo vendredi, au terme de sa première comparution. Des médecins examineront également sa santé mentale. Comme l'avaient réclamé les procureurs de Norvège, la séance se déroulera finalement à huis clos, a indiqué la justice en fin de matinée... 

Âgé de 32 ans, Anders Behring Breivik aurait minutieusement préparé ses attaques. L’homme a expliqué ses motivations dans une vidéo et un long manifeste de 1.500 pages intitulés «2083, une déclaration d'indépendance européenne». Le suspect y explique par sa détermination à combattre l'immigration et à empêcher la diffusion de l'islam.

L’ancienne Premier ministre également visée

La police est convaincue que l'homme a agi seul après avoir été déçu par les partis politiques traditionnels, y compris le Parti du Progrès (FrP), formation populiste anti-immigrés qui a récolté plus de 20% des voix aux législatives de 2005 et 2009. «Il était engagé politiquement et il s'est rendu compte qu'il ne parvenait pas à ses fins avec les instruments politiques traditionnels. Il a donc eu recours à la violence», a expliqué son avocat, Geir Lippestad, à la chaîne TV2.

Anders Behring Breivik a confectionné une bombe, qui a explosé près des bureaux du Premier ministre et tué sept personnes, avant de gagner une île au nord d'Oslo où il a tué méthodiquement 86 adolescents rassemblés pour un camp des jeunes travaillistes. Selon le journal norvégien Aftenposten, l’homme visait l’ancienne Premier ministre Gro Harlem Brundtland, qui assistait à l’événement. Il s'est rendu à l'arrivée de la police, plus d'une heure après le début de la fusillade.

lundi 20 juin 2011

Un enfant de 3 ans survit à une chute du 8e étage


Chine - Il a été retenu par une bouche d'évacuation d'air conditionné avant d'être secouru par des voisins...

Une histoire qui commence mal et qui finit bien. Un petit Chinois de 3 ans a survécu après avoir chuté du balcon de son appartement, situé au 8e étage. C’est grâce à l’intervention de voisins que le garçonnet a eu la vie sauve.

Les voisins interviennent... 

Laissé seul par ses parents dans leur appartement pékinois, le petit a décidé de s’aventurer sur son balcon. Mal lui en a pris, puisqu’il a basculé, chutant du 8e étage. Mais un étage plus bas, le marmouset se retrouve coincé derrière un dispositif d’évacuation d’air conditionné.

Alertés par ses cris, des voisins alertent la police. Lorsqu’ils réalisent que le petit garçon commence à glisser, ces derniers se décident à intervenir. Escaladant la balustrade, les sauveteurs amateurs ont réussi à dégager la petite victime, qui s’en est sortie indemne.
— J. M.

mardi 31 mai 2011

Maroc : Mouvement 20 février, cela commence à sentir le dégoût ! anti-20 février

Les marocains commencent à sortir en masse pour manifester contre les manifestants du Mouvement du 20 février... un mouvement qui, apparemment, commence à harasser les gens, les commerçants et même les acteurs associatifs et ce en multipliant les manifestations qui ne finissent pas!...

En effet, plusieurs personnes ont pris l'initiative de manifester contre les manifestations, marches et sit-in des membres du Mouvement du 20 février... Ces personnes qui, contrairement à ce qui est prétendu, ne sont poussées que par une colère qui commence à grandir envers le Mouvement du 20 février.

A Rabat, par exemple, plusieurs commerçants, restaurateurs, cafetiers... ont manifesté leur colère devant le parlement en brandissant des pancartes et des banderoles où l'on pouvait lire clairement "Touche pas à mon commerce" ou “Non à l'anarchie et au désordre”.

Il faut dire que cette multitude des manifestations a paralysé le commerce dans les artères des villes, notamment les grandes avenues... Un commerçant de la médina de Marrakech a confié que, depuis que les manifestations du Mouvement 20 février ont commencé, les ventes ont chuté de presque 50%, surtout pendant les week-ends qui étaient, pourtant, l'occasion de grand commerce... Il faut dire que les gens n'osent plus sortir les week-ends, et les commerçants n'osent plus ouvrir de peur de débordements.

Ainsi, peut-on voir des manifestations contre le Mouvement 20 février... des manifestations qui accusent clairement les membres du mouvement de nuire au peuple. Les manifestants leur signifient clairement qu'il n'ont aucun droit de prendre la parole à leur place.

Le mouvement du 20 février se trouve, désormais, dans l'impasse, notamment par les gens qu'il sont censés représenter...!

jeudi 26 mai 2011

Egypte, Tunisie: le combat reste difficile pour les cyber-militants


Après avoir contribué avec succès à déloger des régimes autocratiques installés depuis des décennies, les cyber-militants tunisiens et égyptiens continuent de se battre pour préserver des avancées chèrement acquises, dans un climat politique difficile jalonné de revers... 

Armés de blogs, de pages Facebook et de comptes twitter, ils avaient stupéfait le monde en mobilisant de larges pans de la jeunesse pour lancer le "printemps arabe".

Après la chute en janvier du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, suivi un mois plus tard par son homologue égyptien Hosni Moubarak, ils sont pris entre le dépit face aux aléas des progrès politiques, et la volonté de continuer leur combat pour l'avénement de vraies démocraties.

Slim Amamou, blogueur tunisien nommé le 17 janvier secrétaire d?Etat à la Jeunesse dans le gouvernement transitoire, a remis sa démission cette semaine, en faisant le constat que ce type de rôle politique n'était "pas fait pour lui" et qu'il se "sentait plus utile à l'extérieur du gouvernement".

Sa démission -annoncée sur twitter- survient après un retour de la censure sur internet, avec une récente décision des autorités de fermer quatre sites à la demande de l?armée.

En Egypte, la condamnation le mois dernier d'un blogueur à trois ans de prison au motif d'avoir "insulté" l'armée, qui dirige le pays depuis le départ de M. Moubarak, a fait l'effet d'une douche froide.

Mais cela ne décourage pas de nombreux militants de critiquer le tout-puissant Conseil suprême des forces armées (CSFA), et en exprimant leur frustration devant la lenteur des réformes politiques.

Lundi dernier, près de 400 blogs ont pris part à une action intitulée "Journée sans le CSFA", postant des commentaires contre la haute hiérarchie militaire.

La blogosphère égyptienne est également mobilisée pour appeler à des manifestations vendredi "pour une seconde révolution", après celle de janvier et février.

"Il faut savoir que les sacrifices face à la tyrannie de Moubarak peuvent facilement être consentis à nouveau face à toute autre forme de tyrannie", déclare le blogueur Amr Moneim, en appelant l'armée à "rentrer dans ses casernes".

Le renversement de M. Moubarak "était une révolution, pas un putsch", écrit-il, en fustigeant "la lenteur des procès des dirigeants de l'ancien régime" et un processus de démocratisation aussi déroutant qu'une "charade".

En Tunisie, le site Nawaat.org ("noyau" en arabe), un blog collectif indépendant, en pointe lors de la révolte, ne veut pas non plus baisser les bras.

Quatre mois après la chute de Ben Ali, la mission de Nawaat a des contours plus flous, mais le site continue activement d'oeuvrer en faveur de la démocratie.

"Avant les choses étaient plus simples: il y avait les gentils d'un côté, les méchants de l'autre", souligne l'un des ses administrateurs, Riadh Guerfali -Astrubal sur le net.

"Aujourd'hui les choses sont plus subtiles. Mais on continue à défendre la liberté d'expression. C'est un combat de tous les jours", affirme-t-il.

Pour certains, les nouveaux médias électroniques ont encore de beaux jours face à des médias classiques -presse écrite, radio, télévision- qui peinent à retrouver la faveur du public après des années de dictature et de censure.

Sofiène Chourabi, 29 ans, journaliste et blogueur tunisien, estime que les nouveaux médias en pointe dans le soulèvement "continuent d'être actifs jusqu'à présent face à la faiblesse des médias traditionnels".

Les médias classiques "n'ont pas réussi jusqu'à maintenant à regagner la confiance des Tunisiens, permettant encore l'introduction de nouveaux internautes actifs dans la vie médiatique", assure-t-il.
AFP

jeudi 19 mai 2011

L'Egyptien Saif al-Adel désigné chef par intérim d'Al-Qaïd


Saif al-Adel, un responsable égyptien d'Al-Qaïda, a été désigné chef par intérim d'Al-Qaïda, ont affirmé les chaînes Al-Jazira et CNN, mais un responsable américain a indiqué mercredi à l'AFP ne pas avoir d'indications sur cette nomination... 

Cet ancien membre des forces spéciales égyptiennes a été nommé chef par intérim du réseau lors d'une réunion de "six à huit responsables d'Al-Qaïda" le 10 mai dans la zone frontalière entre le Pakistan et l'Afghanistan, selon Al-Jazira, qui cite des sources de sécurité pakistanaises.

Al-Qaïda aurait également nommé chef de ses opérations Mohammad Moustapha al-Yamani, selon la chaîne.

CNN avait rapporté la nomination de Saif al-Adel comme chef d'Al Qaïda, s'appuyant sur des informations fournies par Nooman Ben Othman, un ancien militant extrémiste libyen qui a renoncé à l'idéologie d'Al-Qaïda.

M. Ben Othman a indiqué que cette nomination était motivée par la fébrilité des militants d'Al-Qaïda face à l'absence de chef.

La désignation de Saif al-Adel a également été rapportée par le journal pakistanais The News, qui cite des sources non identifiées dans un article daté de Rawalpindi (centre), une ville proche d'Islamabad qui abrite le siège de l'armée pakistanaise.

Mais un responsable américain interrogé sous couvert d'anonymat par l'AFP s'est montré beaucoup plus circonspect.

"Bien que Saif al-Adel a certainement les qualifications pour tenir ce rôle au sein d'Al-Qaïda, il n'y a pas d'indications à ce stade que lui, ou quelqu'un d'autre, a pris la direction permanente ou par intérim du groupe", a-t-il affirmé.

Saif al-Adel, ancien membre du jihad islamique égyptien, est âgé d'environ 50 ans et serait le chef de la branche militaire d'Al-Qaïda. Il se serait réfugié en Iran après l'invasion américaine de l'Afghanistan, d'après différents médias.

Aussi connu sous le nom de Muhamad Ibrahim Makkawi, il est inculpé pour sa participation présumée aux attentats contre les ambassades américaines de Nairobi et Dar es Salaam en 1998 et une récompense de cinq millions de dollars est offerte pour son arrestation.

Selon M. Ben Othman, cette nomination à la tête d'Al-Qaïda pourrait être une manière pour la nébuleuse de tester les réactions à l'arrivée au pouvoir d'un chef ne venant pas de la péninsule arabique, terre sainte de l'islam, en vue de l'introduction de celui qui apparaît comme le successeur naturel de Ben Laden, Ayman al-Zawahiri, un Egyptien. Oussama Ben Laden était lui originaire d'Arabie saoudite.
AFP

mercredi 18 mai 2011

Maroc : Mise en service progressive du réseau du Tramway de Rabat-Salé

La mise en service commerciale du Tramway de Rabat-Salé, appelé "TRAM", se déroulera de façon progressive, dans la perspective de l'ouverture complète du réseau à partir de fin juin...


Ainsi, le lancement débutera le lundi 23 mai 2011. Il concernera les deux lignes du réseau sur 17 km et 26 stations, permettant à la population d'emprunter l'ensemble de la ligne 1 entre Madinat Al Irfane à Rabat et le quartier Karima (Salé), et la ligne 2 entre la gare routière de Salé et le terminus provisoire Bab Chellah à Rabat.

Durant cette phase de lancement, le tramway sera opérationnel du lundi au vendredi de 07h à 21h et le samedi de 07h à 13h. Une fréquence variant de 15 à 17 minutes est prévue dans les stations de la ligne 1, et de 30 mn dans les stations de la ligne 2.

Le ticket unitaire, au prix de 7 DH, est valable le jour de son achat. Il est vendu dans les stations et les agences commerciales TRAM, ainsi que chez les dépositaires agréés affichant le logo "TRAM".

Les agents TRAM seront présents en station pour accompagner le public sur les aspects pratiques. Aux carrefours, des médiateurs terrains seront chargés de sensibiliser les piétons et les automobilistes au respect de la nouvelle signalisation spécifique au tramway.

Une ouverture complète des 20 km du réseau et des 31 stations sera opérée à partir de fin juin 2011 au niveau des deux lignes. La ligne 2 sera en effet étendue jusqu'au Terminus de Rabat, situé au niveau de l'hôpital Moulay Youssef.

La fréquence du tramway sera de 10 mn en station, et le service sera assuré de 6h à 23h du lundi au dimanche. Durant cette phase, la vente des tickets évoluera vers un système de billetterie moderne, avec des cartes magnétiques et des cartes sans contact en vente dans les distributeurs automatiques installés dans les stations, les agences commerciales TRAM et près de 60 dépositaires agréés.

Le ticket unitaire aura une validité d'une heure, pour un aller simple, avec correspondances entre les deux lignes.

Par ailleurs, plusieurs formules avantageuses de tickets seront proposées : carte de 10 voyages, abonnement à la semaine, abonnement mensuel et annuel.

Ces formules permettront des réductions considérables. Le prix du voyage pourra en effet atteindre 5 DH.

Afin de fêter la mise en service du Tramway de Rabat-Salé, trois journées portes ouvertes seront organisées pour les citoyens du jeudi 19 au samedi 21 mai.

L'exploitation du Tramway de Rabat-Salé est confiée à la société TRANSDEV, cinquième opérateur international de réseau de transports public. Une structure locale dédiée a été installée au niveau du Centre de Maintenance à Hay Karima à Salé. Elle emploie actuellement environ 300 personnes, avec la création de nouveaux métiers dont ont bénéficié principalement les habitants de Salé et de Rabat.

La Société du Tramway de Rabat-Salé (STRS), filiale de l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg, assure la maîtrise d'ouvrage de l'opération et son exploitation de manière directe ou indirecte.

MAP

jeudi 12 mai 2011

Pour les jeunes Tunisiens, l'Europe... c'est l'Amérique


Malgré la révolution, les jeunes optent pour le départ...

Le mythe de l'Europe existe toujours en Tunisie, quatre mois après la «révolution de jasmin», qui a fait chuter Ben Ali. Aymen, 22 ans, électricien en formation, est prêt à partir. «Pourquoi rester alors qu'il n'y a pas de travail? En Europe, si on travaille beaucoup, on gagne beaucoup d'argent. Si on a un diplôme, on trouve du travail.»... 

Depuis le 14 janvier, et la fin de la révolution, l'afflux de migrants tunisiens a pris l'Europe par surprise. Pourquoi la jeunesse quitterait-elle le pays quand il y a tant à faire pour construire la démocratie? «On n'est pas sûr que le pays va changer. Peut-être que oui, peut-être que non, estime Walid Mansouri, 22 ans, lui aussi étudiant. Pour l'instant, on n'a toujours rien: pas de maison, pas de voiture, pas de mariage.»

Abdel Bali soupire, allume une énième cigarette. Ce journaliste au quotidien tunisois L'Aurore croise tous les jours des candidats au départ. «Il y a des milliers de jeunes qui n'ont que ça en tête. Ils ont rêvé d'Europe toute leur vie. L'avant ou l'après-dictature, ça ne change rien pour eux. Ils pensent juste à partir.» Un passage clandestin coûte au moins 2.000 dinars, près de 1.000€.

Chômage endémique

Selon Abdel Bali, «les partisans de Ben Ali financent certains voyages. Ils aident les jeunes à partir pour créer la zizanie dans le pays et inquiéter l'Europe.» D'autres ont profité du fait que les frontières sont moins sécurisées pour mettre les voiles.

La Tunisie combat toujours un chômage endémique, qui frappe principalement les jeunes. Les sans-emploi sont plus d'un sur cinq dans certaines régions du cœur du pays. Pour répondre à l'urgence, le gouvernement de transition a déjà pris des mesures, dont une allocation pour les chômeurs diplômés. Mais «ceux qui partent n'ont souvent pas de diplôme, tranche Madji, 22 ans, étudiant en cinéma. Ils ne réfléchissent pas, ils pensent qu'avec 1€, on peut s'acheter plein de choses.»

La révolution en a fait évoluer d'autres. «J'ai plein d'amis qui étudient à l'étranger et qui ne pensaient jamais revenir au pays, poursuit Madji. Maintenant, ils ont changé. Ils veulent faire leur futur en Tunisie.»
— Gilles Wallon

lundi 9 mai 2011

Libye: L'Otan enquête sur un bateau d'émigrants africains non secouru


POLÉMIQUE - Après qu'un article du journal britannique «The Guardian» a affirmé que des unités de l'alliance ne lui ont pas porté secours...

L'Otan a fait savoir ce lundi qu'elle enquêtait après la parution d’un article dans le Guardian qui affirme que certaines unités de l'alliance n'ont pas porté secours à un bateau d'émigrants en difficulté... 

Selon le quotidien britannique, un bateau parti de Libye et transportant 72 personnes, dont des femmes, des enfants en bas âge et des réfugiés politiques, a connu des problèmes après avoir quitté Tripoli à destination de l'île italienne de Lampedusa le 25 mars. La garde-côte italienne a pu être alertée et que le bateau chargé d'émigrants est entré en contact avec un hélicoptère et un bâtiment de guerre de l'Otan, mais aucun effort n'a été mené pour recueillir ses occupants.

Aucun navire ne s'est jamais présenté

Soixante-deux des émigrants à bord sont morts de faim ou de soif pendant les 16 jours où leur bateau a dérivé en mer, lit-on dans l'article. «Nous enquêtons sur les accusations du Guardian», a dit une porte-parole de l'Otan, Carmen Romero. Selon le journal britannique, qui cite des rescapés, 47 Ethiopiens, sept Nigérians, sept Erithréens, six Ghanéens et cinq Soudanais se trouvaient à bord. Parmi ces émigrants figuraient 20 femmes et deux enfants en bas âge, dont un n'avait qu'un an.

Le capitaine ghanéen du bateau dirigeait le navire vers Lampedusa, à 290 km au nord-ouest de Tripoli, mais au bout de 18 heures de mer, l'embarcation a connu des problèmes et perdu du carburant. Les émigrants ont téléphoné à un prêtre érithréen se trouvant à Rome, lequel a contacté la garde-côte italienne. Un hélicoptère dont les pilotes portaient des uniformes a survolé un peu plus tard le bateau et largué des bouteilles d'eau et des paquets de biscuits, écrit le Guardian. Les pilotes ont fait signe aux passagers qu'ils devraient rester dans cette zone le temps qu'un bateau vienne à leur secours, mais aucun navire n'est jamais arrivé.

Le Charles-de-Gaulle?

Le 29 ou le 30 mars, continue l’article, le bateau d'émigrants a dérivé en vue d'un porte-avions de l'Otan, et selon des survivants, deux avions ont décollé du pont et ont survolé à basse altitude le bateau, dont les passagers s'étaient dressés et brandissaient les deux bébés à bord. Cependant, affirme le Guardian, aucune aide n'est parvenue et les émigrants sont morts de faim et de soif l'un après l'autre.

Carmen Romero a indiqué que le seul porte-avions qui participait alors à l'opération de l'Otan en Libye, effective sous mandat de l'Onu depuis le 19 mars, était italien et se trouvait loin de l'endroit où dérivait le bateau. «Par conséquent, les accusations voulant qu'un porte-avions de l'Otan ait repéré puis ignoré le navire en détresse sont erronées», a-t-elle dit. En effet, le Charles-de-Gaulle est arrivé sur zone le 21 mars.

Lorsque, le 10 avril, le bateau à la dérive a échoué sur une plage près de Zlitane, dans les environs de Misrata dans l'Ouest libyen, seules 11 personnes à bord étaient encore en vie. L'une d'elles est morte peu de temps après avoir touché terre. Le Guardian écrit qu'après une enquête approfondie, il a conclu que le porte-avions en question était probablement le Charles-de-Gaulle, qui croise en Méditerranée.A Paris, l'état-major a démenti qu'un navire français ait été impliqué dans cette affaire. «Le Charles-de-Gaulle n'a été à aucun moment en contact avec ce type d'embarcation, ni aucun autre bâtiment français, compte tenu de sa position», a dit Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées.
— Reuters

Affaire Maddie: Deux des «pires pédophiles de Grande-Bretagne» interrogés

Manifestation de soutien aux parents de Maddie lors de leur visite à Rabat, au Maroc, le 11 juin 2007 —Abdelhak Senna AFP/Archives

Ils se seraient trouvés dans l'Algarve au moment de la disparition de la fillette au Portugal en mai 2007...

Une avancée dans l’enquête, quatre ans après? Deux pédophiles britanniques ont été interrogés par les policiers dans le cadre de l’enquête sur la disparition de Madeleine McCann en mai 2007 au Portugal, rapporte le Daily Mail...

Charles O’Neill, 48 ans, et William Lauchlan, 34 ans, sont actuellement emprisonnés pour pédophilie et assassinat. Ils ont été arrêtés et condamnés l’an dernier respectivement à 30 et 26 ans de prison pour avoir sexuellement attaqué six enfants, et tué la mère de l’une de leurs victimes, qui avait menacé de les dénoncer.

O’Neill correspond au signalement d’un suspect qui rodait le soir de la disparition

C’est la première fois depuis la disparition de la fillette que les enquêteurs britanniques procèdent à des interrogatoires, selon le quotidien britannique. Ce qui a incité les enquêteurs à les auditionner? Le fait que les deux hommes, qui sont décrits comme «très dangereux» et faisant «sans aucun doute partie des pires pédophiles de Grande-Bretagne» par les enquêteurs, se trouvaient au Portugal, dans la région de l’Algarve où Maddie a disparu le 7 mai 2007. De plus, Charles O’Neill correspond au signalement d’un suspect mince et boutonneux qui a été vu roder autour du complexe hôtelier Ocean Club de Praia da Luz, dans l’Algarve, où les McCann passaient leurs vacances.

Ces deux pédophiles, qui se présentaient comme des cousins, étaient en fait en couple et ont été pour la première fois incarcérés en 1998 à Glasgow après avoir avoué plusieurs crimes sur des enfants sur une période de cinq ans. Pendant leur incarcération, O’Neill s’est vanté auprès d’autres prisonniers d’avoir tué en 1997 une mère de trois enfants qui menaçait de le dénoncer à la police à propos des crimes sexuels qu’il avait commis, et d’avoir jeté son corps à la mer.

Les deux hommes ont purgé une peine de quatre ans avant d’être libérés en 2002, sur parole. Ils ont ensuite fui pour l’Espagne avec de faux passeports lorsqu’ils ont appris qu’ils risquaient de retourner en prison. Selon certains rapports, O’Neill et Lauchlan auraient beaucoup voyagé en Espagne, mais aussi au Portugal, et se trouvaient dans l’Algarve en mai 2007. Ils ont été arrêtés près d’Alicante après avoir enlevé un garçon de 14 ans pour abuser de lui. Un porte-parole des McCann a jugé «encourageant» que les enquêteurs cherchent toujours de nouvelles informations dans l’affaire.
— Bérénice Dubuc

mardi 3 mai 2011

Mort de Ben Laden: Le coup de poker gagnant de Barack Obama


Son cabinet était divisé sur l'action. Mais après une vingtaine de meetings et avoir pesé le pour et le contre, le président américain a ordonné une attaque héliportée. Avec succès... 

Ce furent sans doute les 40 minutes les plus tendues de sa présidence. Mais à l'issue d'une opération éclair, la radio grésille: «Geronimo-E KIA», Geronimo –nom de code pour désigner Ben Laden– Enemy Killed in Action (ennemi tué en action).» Obama et ses conseillers, réunis dans la Situation Room de la Maison Blanche, peuvent respirer.

Le succès de la mission était pourtant loin d'être assuré. Après des années passées à identifier le fameux «coursier» de Ben Laden, puis des mois de contre-espionnage pour accumuler le maximum d'informations sur la résidence fortifiée d'Abbotabad, Obama a dû prendre la décision. Etre le «commander in chief». Sans avoir la certitude que l'ennemi public n°1 se trouvait bien sur place. Avec les risques d'un fiasco similaire à celui de l'intervention ratée lors de la crise des otages en Iran, en 1980.

«50 à 80%» de chances que Ben Laden soit sur place

Jeudi soir, lors d'un meeting, ses conseillers lui donnent un chiffre, raconte Time Magazine: les preuves indirectes de la présence de Ben Laden, selon le renseignement américain, se situent entre «50 et 80%». Leon Panetta, le directeur de la CIA, les joint-chiefs du ministère de la Défense, Joe Biden, Hillary Clinton et la dizaines de conseillers dans le secret, sont divisés sur la meilleure option.

Certains préconisent d'attendre, pour obtenir davantage d'informations. D'autres militent pour une frappe aérienne, moins risquée. Une petite moitié suggère l'attaque par un commando de Navy SEALS, qui s'entraînaient depuis des semaines sur une réplique grandeur nature de la résidence. Obama écoute tout le monde. Et reporte sa décision au lendemain.

Blagues au dîner et parcours de golf

La nuit lui porte conseil: il choisit la dernière option. Principalement car elle permet, si Ben Laden se trouve bien dans la résidence, de s'assurer de sa mort. Et surtout, de saisir sur place de potentiels documents et informations sur d'autres membres d'Al Qaida.

A cause du mauvais temps, l'opération est repoussée. Obama assiste du coup au dîner des correspondants de la Maison Blanche, samedi soir, enchaînant les blagues comme si de rien n'était. Lorsque le maître de cérémonie, Seth Myers, plaisante sur la cachette de Ben Laden, Obama rit, avec sa plus belle poker-face.

Dimanche, il joue au golf. Mais après le 9e trou, il s'interrompt brusquement et rejoint son équipe dans la Situation Room. L'heure a sonné.

«Les minutes semblaient durer des heures»

John Brennan, le monsieur contreterrorisme de la Maison Blanche, a raconté lundi ces 40 minutes historiques. Le président a pu suivre «en direct» l'opération, notamment avec un lien vidéo (Brennan n'a pas précisé s'il était en temps réel et en continu). «L'anxiété était palpable. Les minutes semblaient durer des heures», dit Brennan.

Certains font les 100 pas, Obama attend, tendu. Quand la nouvelle d'un problème mécanique sur un hélicoptère parvient, la tension monte d'un cran. Sur la photo publiée par la Maison Blanche (ci-dessus), on voit Hillary Clinton, la main sur la bouche, visiblement anxieuse.

Pièce après pièce, les membres de la Team Six progressent dans la résidence. Jusqu'au dernier étage, où, selon les témoignages, Ben Laden aurait tenté d'utilisé une de ses femmes comme bouclier humain. Une balle dans la tête et une dans la poitrine écrivent l'épilogue.

Nouvelle stature pour Obama

Sur CNN, le politologue David Bergen estime que ce succès donne une nouvelle stature à Obama, à son administration et au renseignement américain. Après 10 ans de traque, le «grand Satan» n'est plus. Pendant des mois, la Maison Blanche a préparé l'opération sans aucun fuite –un exploit à l'époque de Twitter. A ceux qui l'accusaient de ne pas être assez dur en politique extérieure, Obama a répondu en lançant une opération «capture or kill.» Avec les résultats au bout.

Il est cependant trop tôt pour y voir l'assurance de sa réélection. En 1991, George Bush père, fort de la victoire éclair contre Saddam Hussein au Koweït, voyait sa côte de popularité monter à 90%. Deux ans et une crise économique plus tard, il s'inclinait face à Bill Clinton. Mais au moins pour un jour, l'Amérique savoure. Même l'ancien maire républicain de New York, Rudy Giuliani a félicité Obama: «Job well done, sir.»
— Philippe Berry

dimanche 1 mai 2011

Algérie: un enfant tué par l'explosion d'une mine coloniale

Alger - Un enfant de 11 ans a été tué par l'explosion d'une mine datant de l'ère coloniale dans la région de Biskra, au sud-est d'Alger, a rapporté vendredi l'agence APS.

Lincident a eu lieu jeudi soir au lieu dit "décharge du colon français" dans la ville de Zeribet El Oued, située à 84 km à l'est de la ville de Biskra (400 km au sud-est d'Alger), ont indiqué des témoins à l'agence algérienne... 

A l'hôpital où le corps a été évacué, le directeur de l'établissement a indiqué que la victime avait été défigurée, ses membres supérieurs amputés et portait des traces de graves brûlures.

Le président de l'association nationale des victimes civiles des mines, Mohamed Djouadi, a fait état de plus de 60 cas de décès ou mutilations dans la wilaya (préfecture) de Biskra depuis 1962, date de l'indépendance de l'Algérie au terme d'une longue guerre meurtrière avec l'occupant français.